
Biographie
Louis Biron est un Artisan – Designer du vivant né à Grenoble en 1990. Il exprime très tôt un intérêt pour la Nature et les objets d’arts décoratifs. Il suit un cursus dans une École du paysage, tout en suivant des cours de photos, de théâtre et d’art plastique. C’est dans cet environnement, bercé entre l’art et la Nature, qu’il développe ses premières collections. Au sein de l’École Boulle à Paris, il suit un diplôme des métiers d’art avec option ciselure, à travers lequel il conçoit les bases de sa démarche d’artisan-designer du vivant. Inspiré par des artistes et des philosophes tels qu’ Hubert Duprat et Pierre Hadot, il intègre la Nature au cœur même de ses processus de création. Autodidacte, il poursuit sa démarche au sein de l’atelier collectif Edward Tisson dont il est le cofondateur et intègre, en parallèle, différents studios de créations et atelier d’art Parisiens.
Aujourd’hui, il prospecte avec la Nature, à travers des processus variés basés sur le respect et l’observation, autour de thématiques et productions engagées.
Crédit photo ci-contre : Alexandre Gallosi

Biographie
Louis Biron est un Artisan – Designer du vivant né à Grenoble en 1990. Il exprime très tôt un intérêt pour la Nature et les objets d’arts décoratifs. Il suit un cursus dans une École du paysage, tout en suivant des cours de photos, de théâtre et d’art plastique. C’est dans cet environnement, bercé entre l’art et la Nature, qu’il développe ses premières collections. Au sein de l’École Boulle à Paris, il suit un diplôme des métiers d’art avec option ciselure, à travers lequel il conçoit les bases de sa démarche d’artisan-designer du vivant. Inspiré par des artistes et des philosophes tels qu’ Hubert Duprat et Pierre Hadot, il intègre la Nature au cœur même de ses processus de création. Autodidacte, il poursuit sa démarche au sein de l’atelier collectif Edward Tisson dont il est le cofondateur et intègre, en parallèle, différents studios de créations et atelier d’art Parisiens.
Aujourd’hui, il prospecte avec la Nature, à travers des processus variés basés sur le respect et l’observation, autour de thématiques et productions engagées.
Crédit photo ci-contre : Alexandre Gallosi
le projet
DÉMARCHE
à la rencontre du vivant
L’Homme éprouve une profonde fascination pour la Nature. Tous deux entretiennent une relation complexe et entremêlée, sujet mythique cristallisé par des attitudes orphiques et prométhéennes. Dans le contexte actuel de crise environnementale mondiale, il est nécessaire de repenser notre manière d’interagir avec elle.
CONCEPT
Mon regard est avant tout celui d’un artisan d’art qui aspire à retransmettre au plus proche du réel la perception esthétique de la Nature. C’est ainsi que ma démarche s’inscrit à la croisée de l’artisanat d’art et de la biologie, du savoir-faire et du laisser-faire.
Mon travail artistique consiste à mettre en place des processus de bio-intégration, invitant la Nature à participer à la réalisation de l’œuvre. Ces systèmes de co-production me permettent de ne pas imposer une représentation mimétique ou stylisée de la Nature et de révéler son existence en matérialisant son expression.
Si les produits industriels et la culture qu'ils véhiculent se distinguent par leur imperméabilité au monde naturel, mes protocoles de co-création ont pour objectif d’y insuffler une perspective symbiotique. Ils opèrent à la manière d’un système naturel de décomposition de la matière organique, en intégrant les espèces détritivores qui leur sont propres, et mettent en scène le phénomène de l’Entropie végétale.
Cette perméabilité structurelle et symbolique obtenue me permet de produire des formes semi-humaines, manifestes d’une esthétique coopérationnelle, qui abolissent les frontières entre le monde naturel et le genre humain. Un travail collectif orienté vers une nouvelle conscience de l’esthétisme et marque le début d’une co-évolution.

BIO-INTÉGRATION
processus collaboratifs
" Une question esthétique ressort de ces processus. Les notions de monstruosité, de grotesque, de laideur, de dégoût, largement culturelles, se retrouvent mis en jeu..." LOGÉ, Guillaume. Renaissance sauvage, l’art de l’anthropocène. Puf. 2019. 184 p.
le processus
STRUCTURANT
Le processus de bio-intégration structurant s'intéresse aux environnements qui conservent l'empreinte du vivant. La terre s'est révélée être une évidence. Le choix s'est porté sur la collaboration avec la faune la plus emblématique de ce milieu, les lombricidés. Le travail artistique consiste à repenser l'objet de l'investigation comme un vivarium afin de dévoiler l'interprétation que les vers de terre en font. Il est dessiné en fonction des caractéristiques vitales propres à l'espèce collaboratrice et intègre un système d'extraction naturel. Une fois que les vers de terre sont extraits du vivarium, l'empreinte des galeries obtenues est moulée puis envoyée en fonderie d'art afin d'acquérir un tirage en bronze qui sera ciselé et patiné.

le processus
GRAPHIQUE
Le processus de bio-intégration graphique s'intéresse aux environnements hors-sol susceptibles de matérialiser l'expression de la Nature. Le protocole mis en place permet de conserver l'empreinte du vivant grâce à des colorants alimentaires. Ces solutions colorées sont appliquées sur des organismes rampants appartenant à la famille des Arionidae, disposés sur une surface poreuse. Le déplacement des individus génère une trace qui s'imprime progressivement sur le support. L'empreinte est intégrée au support lorsque celui-ci présente la particularité d'être durable, ou devient le sujet d'un travail graphique indépendant.

VOCABULAIRE
formel
Une décennie de recherche a permis l'émergence de certaines nuances de couleurs, de formes et dans l’expression de motifs naturels issus de ces processus de bio-intégration.
L'héritage d'une couleur
PATINE ÉCHAILLON
La patine Échaillon tire son nom de la pierre marbrière exploitée par ma famille pendant près de 70 ans dans ma région natale. Massif formé il y a plus de 150 millions d'années, l'Échaillon présente une variation de couches de calcaires permettant la création de pierre aux trois couleurs distinctes : le rose, le jaune et le blanc. On y retrouve une profusion d'espèces fossilisées qui témoigne de la biodiversité de la région du à l'ancienne présence d'une mer et d' un climat tropical.

Aléatoires
FISSURES
Les empreintes générées par le processus de bio-intégration graphique forment un réseau de lignes qui prolifèrent de manière aléatoire. Ce motif biologique est interprété comme un espace vide en devenir, un trou noir sur lequel se replie la matière, impactant l'œuvre dans sa totalité.

HYBRIDES
formes & motifs
Les processus de bio-intégration ont permis de développer un vocabulaire de forme hybride, oscillant entre figuration et abstraction, exploitant le principe de projection pour signifier à la fois la présence et la disparition des sujets.

processus artisanaux
SAVOIR-FAIRE
Le métal est mon matériau de prédilection. J’apprécie l’idée qu’il puisse immortaliser et intensifier l’expression de la nature, et ce, grâce à l’emploi de différentes techniques de bronzier d’art. Ce choix, associé aux patines à chaud, place la durabilité au centre de mon travail : leur résistance, leur malléabilité et leur adaptabilité servent ainsi le propos artistique.






















